Lors
de travaux de rénovation chez des clients fortunés, l’employé d’un entrepreneur
met sur la table de cuisine un tableau valant environ 10 000$. Pendant la
journée, l’employé lance son tournevis sur la table sans penser que la toile
s’y trouvait et il la perfore. La toile est maintenant abimée et n’a plus
aucune valeur. Le propriétaire de cette peinture demande à l’employeur de lui
en rembourser le prix, ce que l’entrepreneur refuse. Il suggère plutôt à son
client de poursuivre l’employé directement. Le propriétaire décide tout de même
de poursuivre l’entrepreneur. Qui aura raison?
Le
propriétaire aura raison. Lorsque l’un des employés commet une faute dans le
cadre de l’exécution de ses fonctions, l’employeur sera tenu responsable des
dommages qui sont ainsi causés. Cependant, l’employeur conserve quant à lui la
possibilité ses recours contre son employé pour la faute qu’il a commise, bien
que le tout soit dans l’exécution de ses fonctions. Cela dit, l’entrepreneur se
doit d’être assuré en responsabilité civile pour ce type de risque. Dans les
faits, dès qu’il est informé de l’accident, il doit en faire part à son
assureur qui verra à prendre la relève afin d’indemniser le client.
Notre cabinet de service-conseil provincial répond à chaque année à plusieurs milliers
de questions d'ordre juridique qui touchent à la construction.
Cette semaine, voici celle qui mérite votre attention.
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mercredi 16 octobre 2013
jeudi 26 avril 2012
Utilisation illégale d'une photo
Qu’est-ce qu’un entrepreneur peut faire s’il s’aperçoit qu’une autre entreprise utilise, sans permission, l’une de ses photos de projet dans un site Internet et dans des publicités imprimées ?
Première chose, il doit le mettre en demeure de retirer immédiatement la photo utilisée illégalement, à défaut de quoi, des procédures seront instituées. Si la photo n’est pas retirée, on pourra obtenir une ordonnance de la retirer avec une procédure d’injonction. Parallèlement, on doit informer l’entreprise que l’utilisation illégale et sans permission d’une propriété intellectuelle cause un préjudice et permet au titulaire des droits de réclamer des dommages-intérêts. Outre le préjudice direct subi, comme la perte de profit qui est souvent difficile à prouver, le demandeur pourra réclamer des dommages prévus à la Loi sur le droit d’auteur, qui peuvent s’étaler entre 200$ et 20 000$. Des dommages exemplaires peuvent aussi être ajoutés.
Libellés :
dommages-intérêts
,
injonction
,
Loi sur le droit d'auteur
,
photos
,
préjudice
,
propriété intellectuelle
,
publicité
,
site Internet
jeudi 1 décembre 2011
Utilisation des matériaux fournis par le client
Un entrepreneur conclut avec un particulier un contrat pour la rénovation de son immeuble. Le propriétaire doit fournir les matériaux requis pour la réalisation de ces travaux. En voyant les matériaux fournis par le client, l’entrepreneur réalise que ceux-ci ne respectent pas les normes habituelles et qu’ils ne permettront pas d’effectuer un travail adéquat. De plus, certains problèmes pourraient résulter de l’utilisation de ces matériaux. Que peut faire l’entrepreneur?
En vertu de l’article 2104 du Code civil du Québec, l’entrepreneur est tenu d’informer immédiatement le client si les biens fournis par lui sont manifestement impropres à l’utilisation à laquelle ils sont destinés ou s’ils sont affectés d’un vice apparent ou d’un vice caché qu’il devait connaître. À défaut d’informer immédiatement le client de cette situation et d’utiliser tout de même ces matériaux, l’entrepreneur devient alors responsable du préjudice qui peut résulter de l’utilisation de ceux-ci.
En conséquence, il est conseillé de bien inspecter les matériaux et les biens fournis par le client avant de débuter les travaux. Ainsi, advenant un problème, l’entrepreneur peut informer son client de son refus d’exécuter les travaux avec ces biens et éviter d’être tenu responsable du préjudice qui pourrait résulter de l’utilisation de ceux-ci. Le client insiste et est prêt à en subir les conséquences? Dans certaines circonstances, il est possible de lui faire signer une décharge de responsabilité. Pour la rédaction d’un tel document, nous vous invitons à communiquer avec nous.
En conséquence, il est conseillé de bien inspecter les matériaux et les biens fournis par le client avant de débuter les travaux. Ainsi, advenant un problème, l’entrepreneur peut informer son client de son refus d’exécuter les travaux avec ces biens et éviter d’être tenu responsable du préjudice qui pourrait résulter de l’utilisation de ceux-ci. Le client insiste et est prêt à en subir les conséquences? Dans certaines circonstances, il est possible de lui faire signer une décharge de responsabilité. Pour la rédaction d’un tel document, nous vous invitons à communiquer avec nous.
Libellés :
2104
,
client
,
Code civil du Québec
,
matériaux
,
matériaux fournis par le client
,
préjudice
,
vice apparent
,
vice caché
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